Midzik - L'Indie d’ici de la-bas et d’ailleurs

Chronique: The Raveonettes – In And Out Of Control – 3.0/5

COVERwithSPINELes Raveonettes ont toujours été pour moi une énigme. Celle d’un groupe capable d’user de la distorsion à faire pâlir My Bloody Valentine tout en flirtant dangereusement avec ces mélodies mièvres propres à exploser les Charts. De fait, on plonge dans cet In And Out Of Control en retrouvant les Raveonettes la frange au milieu sur une pop bien proprette. Et pourtant il y a bien quelque chose qui cloche quand on se retrouve à reprendre tout guilleret dans sa salle de bain Boys Who Rape Should All Be Destroyed .
Une nouvelle fois Sune Rose Wagner et Sharin Foo jouent avec nos nerfs et sous couvert d’une pop trop carrée et d’une voix d’une insouciance crasse nous parlent de viol, de violences conjugales, d’amour perdue et de suicide. Le Bang du titre initiale aurait dû nous mettre sur la piste. Ces deux-là s’amusent à nous faire baisser la garde pour nous enfiler uppercuts sur uppercuts, le sourire aux lèvres et en dodelinant de la tête.
Mais voila, l’esprit simple que je suis du mal à trouver une cohérence à cette affaire là et il n’y a guère que sur ce Break Up Girls ! que je sens une réelle adéquation entre le son et les textes. Les Danois ont fait le choix de passer des mois en studio à peaufiner cet album, laissant de coté une urgence et une saveur acidulée qui auraient donné du crédit à ces paroles d’une violence extrême. En osant une référence culinaire, tout ça ressemblerait presque à un curry douceâtre dans lesquels on aurait oublié de rajouter le truc qui pique.

In And Out Of Control chez VICE Music.
Sortie le 06 Novembre 2009.

The Raveonettes - Last Dance



The Month That Was - Novembre 09

The_Big_Pink.jpgThe Week That Was devient The Month That Was avec selon le même principe une sélection MP3 des titres nous ayant gratté les oreilles le mois précédent. Au programme pour ce mois-ci Pure Ectasy, Orenda Fink, Melting Season, The Big Pink, Surfer Blood, Strawberry Whiplash, Frankie Rose, Frat Dad et Mux Mool.

Enjoy!


News: Le Midzik 44 est en ligne

Rain_Machine.jpgAvec au programme le retour fracassant des Flaming Lips, le groove de Kyp Malone en vacances des TV On The Radio, un remix bien senti de The Hood Internet, la pop biblique des Mountain Goats et l'électro tendance disco de Maps.

Enjoy !



Chronique: The Mountain Goats – The Life Of The World To Come– 2.6/5

The_Mountain_Goats.jpgJe me souviens de certain commentaires amusés suite à la programmation du rock chrétien de Danielson dans un précèdent Midzik. Soucieux de continuer à redorer mon image de bon garçon, je ne pouvais décemment pas passer à côté du nouvel album de The Mountain Goats.
John Darnielle a depuis longtemps pris le parti de mettre l’écriture au centre de ces productions, contant d’un album à l’autre la vie de personnages déroutant. Rarement les textes de l’américain s’étaient voulus autobiographique et c’est sous cet angle nouveau qu’il nous livre un The Life of The World introspectif et mystique. 12 titres comme autant d’expériences personnelles rattachées à des passages de la bible. Il fallait oser et rien que pour ça, cet album méritait qu’on s’y intéresse.
En guise de fil conducteur, on retrouve ces compositions aux dépouillements extrêmes, Darnielle s’accompagnant lui-même d’une guitare sèche et d’un piano sur la plupart des morceaux. L’exercice se révèle extrêmement périlleux et à vrai dire guère excitant. Tout est propre et sent l’encens mais apparaît terriblement aseptisé à la manière de The National ayant ravalé leur impertinence. Reste la voix de Darnielle qui réussira à nous réanimer sur un Psalms 40:2 étonnant pour retomber sur Romans qui résume à lui seul mon sentiment sur cet album : « Believe with your heart and confess with your lips, surely you will be saved” … sans déc?

The Life Of The World to Come chez 4AD.
Sortie le 06 Novembre 2009.

The Mountain Goats - Ezekiel 7



Chronique: The Flaming Lips - Embryonic -3.8/5

The_flaming_lips.jpgUn double album des Flamings Lips dans les bacs et un doux frisson s’empare des officionados du groupe d’Oklahoma confrontés à l’habituelle incertitude «sera-t-il question de plaisir ou uniquement de psychédélisme indéchiffrable? ». Il était entendu que ce nouvel opus s’attaquerait par la face nord, il ne peut en être autrement avec les américains, nous promettant une bonne dose de sueur et de vertiges sans savoir si la lumière apparaîtrait au sommet.
Chassons de suite le suspens insoutenable, Embryonic est difficile d’accès et il faudra une sacrée dose de ténacité aux plus persévèrent pour en faire un album référence. Il va sans dire que les Flamings Lips vont une nouvelle fois au-devant d’un magistral flop commercial, qui « oh surprise ! » ne semble pas avoir compromis le soutien de la Warner ... jusqu'à maintenant. Bref, tout ça ressemblait à un terrible appel du pied pour le maso que je suis, prêt a souffrir pour recueillir le fruit d’une jouissance éternelle (ok, j’en fais trop !). L’expérience fut à la hauteur des espérances... rude et enivrante.
Rude, car la première écoute d’Embryonic m’a au mieux agacé, au pire donner envie de crier au foutage de gueule. Enivrante, car on ne peut pas passer dix fois sur Powerless, Evil, The Sparrow Looks Up At The Machine sans y voir des monuments de pop psychés.
Embryonic, c’est quelques heures de souffrances, en s’approchant pas à pas d’un Graal qui se révèle au fur et à mesure des écoutes. Un album parti pour durer, snober les ondes radio à la maniere du Kid A des Radioheads, pour finir tout en haut de notre étagère. Celle qui collection les disques incontournables dont on n’a surtout pas envie d’expliquer pourquoi on les aime !

Embryonics chez Warner Bros.
Sortie le 13 Octobre 2009.

The Flaming Lips - I Can Be A Frog



Chronique: Yo La Tengo – Popular Songs – 3.6/5

Yo_La_Tengo.jpgJ’ai presque eu peur! Prêt à se dire que tout fout camp, qu’à une autre époque c’était autre chose, et que ce bon dieu de business avait fini par rattraper les Yo la Tengo après 23 ans de résistance.
Bon soyons honnête, j’ai pas vraiment eu peur (juste jouer un peu) et pas eu le temps de sortir le costume du vieux « con » battant avant de comprendre que de « chansons populaires » il ne serait pas question sur la 16 eme production des américains. Il suffit de se pencher un peu sur ces trois derniers morceaux des irréductibles pour s’offrir une bonne poillade de 35 minutes qui restera, au mieux, un essai obscur pour la plupart d’entre nous.
Je n’irais pas jusqu'à insulter le microcosme rock inde en présentant Ira Kaplan, Georgia Hubley et James Mc New. Yo La Tengo est inclassable parmi les inclassables, un terrain vague où se côtoie le noisy le plus punk à la pop que l’on fredonnerait presque à l’église le dimanche matin. Le fil conducteur ? Une classe inimaginable. L’impression que tout est à sa juste place et que chaque morceau trouve l’équilibre parfait clavier, violon, percussions à l’unisson de trois âmes qui fusionnent. On en viendrait presque à s’arrêter de respirer sur les sublimes Avalon or Someone Very Similar ou Nothing to Hide de peur que l’édifice s’écroule.
Bien sur YLT n’en est plus à faire des compromis (en ont-ils jamais fait?) et leur démarche expérimentale jusqu’au-boutiste à fini par me perdre sur la deuxième moitie de l’album. Restera de « Popular Songs » le souvenir d’un voyage en haute altitude, juste un peu trop court à mon goût.

Popular Song chez Matador
Sortie le 08 Septembre 2009

Yo La Tengo - Avalon Or Someone Very Similar



News: Hop, Hop , Hop le Midzik 43 est dans la boite

Washed_Out_.jpgAvec au programme pour de vos chères petites oreilles les ancêtres de Yo La Tengo et The Clean, l'electro rafraîchissante de Washed Out, la pop irrésistiblee de Throw Me The Statue et pour finir le Punk de plus en plus Garage de Jay Reatard.

Enjoy!




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