Les Raveonettes ont toujours été pour moi une énigme. Celle d’un groupe capable d’user de la distorsion à faire pâlir My Bloody Valentine tout en flirtant dangereusement avec ces mélodies mièvres propres à exploser les Charts. De fait, on plonge dans cet In And Out Of Control en retrouvant les Raveonettes la frange au milieu sur une pop bien proprette. Et pourtant il y a bien quelque chose qui cloche quand on se retrouve à reprendre tout guilleret dans sa salle de bain Boys Who Rape Should All Be Destroyed .
Une nouvelle fois Sune Rose Wagner et Sharin Foo jouent avec nos nerfs et sous couvert d’une pop trop carrée et d’une voix d’une insouciance crasse nous parlent de viol, de violences conjugales, d’amour perdue et de suicide. Le Bang du titre initiale aurait dû nous mettre sur la piste. Ces deux-là s’amusent à nous faire baisser la garde pour nous enfiler uppercuts sur uppercuts, le sourire aux lèvres et en dodelinant de la tête.
Mais voila, l’esprit simple que je suis du mal à trouver une cohérence à cette affaire là et il n’y a guère que sur ce Break Up Girls ! que je sens une réelle adéquation entre le son et les textes. Les Danois ont fait le choix de passer des mois en studio à peaufiner cet album, laissant de coté une urgence et une saveur acidulée qui auraient donné du crédit à ces paroles d’une violence extrême. En osant une référence culinaire, tout ça ressemblerait presque à un curry douceâtre dans lesquels on aurait oublié de rajouter le truc qui pique.
In And Out Of Control chez VICE Music.
Sortie le 06 Novembre 2009.

The Week That Was devient The Month That Was avec selon le même principe une sélection MP3 des titres nous ayant gratté les oreilles le mois précédent. Au programme pour ce mois-ci Pure Ectasy, Orenda Fink, Melting Season, The Big Pink, Surfer Blood, Strawberry Whiplash, Frankie Rose, Frat Dad et Mux Mool.
Avec au programme le retour fracassant des Flaming Lips, le groove de Kyp Malone en vacances des TV On The Radio, un remix bien senti de The Hood Internet, la pop biblique des Mountain Goats et l'électro tendance disco de Maps.
Je me souviens de certain commentaires amusés suite à la programmation du rock chrétien de Danielson dans un précèdent Midzik. Soucieux de continuer à redorer mon image de bon garçon, je ne pouvais décemment pas passer à côté du nouvel album de The Mountain Goats.
Un double album des Flamings Lips dans les bacs et un doux frisson s’empare des officionados du groupe d’Oklahoma confrontés à l’habituelle incertitude «sera-t-il question de plaisir ou uniquement de psychédélisme indéchiffrable? ». Il était entendu que ce nouvel opus s’attaquerait par la face nord, il ne peut en être autrement avec les américains, nous promettant une bonne dose de sueur et de vertiges sans savoir si la lumière apparaîtrait au sommet.
J’ai presque eu peur! Prêt à se dire que tout fout camp, qu’à une autre époque c’était autre chose, et que ce bon dieu de business avait fini par rattraper les Yo la Tengo après 23 ans de résistance.
Avec au programme pour de vos chères petites oreilles les ancêtres de Yo La Tengo et The Clean, l'electro rafraîchissante de Washed Out, la pop irrésistiblee de Throw Me The Statue et pour finir le Punk de plus en plus Garage de Jay Reatard.